Quelques mots d’histoire par Élisée Reclus

Quelques mots d’histoire

Titre de livre: Quelques mots d’histoire

Auteur: Élisée Reclus


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Élisée Reclus avec Quelques mots d’histoire

Élisée Reclus, de son nom complet Jacques Élisée Reclus, né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le 15 mars 1830 et mort à Thourout en Belgique le 4 juillet 1905, est un géographe libertaire.

Edition récente adaptée aux liseuses, parue en 1894 dans la Revue des Deux Mondes.

Extrait :
"L’histoire nous apprend aussi que le travail des hommes associés, aboutissant à la conquête et à l’unification de la surface planétaire, ne s’est point fait d’un mouvement toujours égal et continu. Loin de là : des périodes de réaction ont succédé aux périodes d’action, des reculs ont suivi les progrès ; la poussée générale s’est accomplie par une sorte d’oscillation, par une série d’allées et de venues, comparable au va-et-vient des vagues dans la marée montante ; toujours une alternance de reculs momentanés s’est produite dans la marche collective des hommes. Depuis que la mémoire des événements nous a été conservée par des annales, nous constatons l’accroissement prodigieux des richesses, et nous voyons que dans l’ensemble nous avons progressé en science et en morale aussi bien qu’en avoir : l’humanité a pris conscience d’elle-même en son immense domaine. Mais souvent les phénomènes de régression durèrent si longtemps, s’étendirent en des contrées si vastes que l’on put croire à l’irrémédiable décadence ; on s’imagina que l’âge de fer avait succédé à l’âge d’or et que l’âge de fer lui-même serait suivi par un âge de boue. Pouvait-on échapper à ces illusions quand on voyait des contrées entières retomber dans l’inculture et disparaître les peuples qui les habitaient, quand des centaines, même des milliers d’années, comme durant le moyen âge, s’écoulaient dans une sorte de nuit, avant qu’on eût pu retrouver la lumière de la science acquise précédemment, reprendre la connaissance des contrées déjà parcourues et décrites ? Maintenant les périodes de réaction sont plus courtes : elles s’abrègent de siècle en siècle, et nous pouvons en étudier le rythme, essayer d’en prédire la durée toujours amoindrie, chercher même à les prévenir, grâce au mouvement accéléré de la pensée."